Un Saint-Bernard a été retrouvé dans une situation particulièrement alarmante, au cœur d’un secteur boisé de Réty, dans le Pas-de-Calais. Attaché à un arbre par une corde d’environ deux mètres et muni d’un collier étrangleur, le chien avait été laissé seul, sans eau ni nourriture, à l’écart des regards. Selon les témoignages recueillis, ses aboiements se faisaient entendre depuis la veille au soir.
Lorsqu’il a été découvert, l’animal présentait des signes de soif importante. Sa liberté de mouvement était fortement limitée par son attache, qui représentait également un danger : en tournant autour de l’arbre, il pouvait resserrer davantage la corde et risquer de s’étrangler. Pendant toutes ces heures, il n’avait aucun moyen de se dégager ni de satisfaire ses besoins les plus élémentaires. Son sort dépendait uniquement de la vigilance et de l’intervention de personnes susceptibles de l’entendre.
Cette affaire soulève une question fondamentale : comment un animal confié à la responsabilité d’un humain peut-il se retrouver ainsi exposé à la privation, à l’isolement et au danger ?
Face à la gravité de la situation, La Ligue Des Animaux (LLDA) a décidé d’engager une action judiciaire. Par l’intermédiaire de son avocate, Maître Lyslou Gailhaguet, l’association dépose plainte avec constitution de partie civile afin de faire valoir les intérêts de ce chien et de veiller à ce que les faits soient examinés par la justice.
LLDA entend faire reconnaître la gravité des faits
Un animal domestique n’est pas un bien dont on peut se défaire à sa convenance. Il est un être vivant doué de sensibilité, dont la détention implique des obligations et une responsabilité de la part de son détenteur.
Laisser un chien attaché dans un lieu isolé, sans accès à l’eau ni à la nourriture, en l’exposant à un risque d’étranglement, dépasse largement la question d’un « simple abandon ». Les circonstances de cette affaire appellent un examen judiciaire attentif, afin que la nature des faits et les responsabilités éventuelles puissent être établies.
En se constituant partie civile, LLDA entend prendre pleinement part à cette démarche. Son objectif est de faire entendre les intérêts de l’animal dans la procédure et de contribuer à ce que les circonstances de cet événement ne restent pas sans réponse.
L’association suivra attentivement les suites judiciaires de cette affaire et veillera à ce que la situation de ce Saint-Bernard ne soit pas réduite à un simple fait divers.
Défendre ceux qui ne peuvent pas se défendre
Un animal ne peut ni porter plainte, ni raconter ce qu’il a subi, ni demander lui-même justice. C’est pourquoi les associations de protection animale ont un rôle essentiel à jouer : faire entendre leur voix et agir lorsque leurs droits et leur intégrité sont bafoués.
La Ligue Des Animaux poursuivra son engagement contre toutes les formes de maltraitance et d’abandon. Chaque animal victime mérite que son histoire ne reste pas sans suite et que les actes commis à son encontre soient examinés par la justice.
Aucun abandon ne devrait être une condamnation à souffrir dans le silence.


