Une vidéo montrant un homme effectuer des gestes à caractère sexuel sur une poule a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux cet été. Identifié et interpellé par les policiers de Reims, l’homme sera prochainement jugé pour atteinte sexuelle sur un animal. Face à la gravité des faits dénoncés, La Ligue Des Animaux a décidé de déposer plainte.
Une vidéo qui suscite l’indignation
Des images qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux au cours de l’été 2026. On y voit un homme manipuler une poule et l’agresser sexuellement, pendant qu’une autre personne filme la scène.
Si la diffusion de la vidéo est récente, les faits sont en réalité plus anciens : selon les informations rapportées par L’Union, ils remonteraient aux vendanges 2021 ou 2022.
L’homme apparaissant sur les images a été identifié puis placé en garde à vue le 25 août dernier par les policiers de Reims.
Selon les éléments communiqués par le parquet de Reims, l’animal n’a malheureusement pas pu être recueilli : contrairement aux premières informations qui avaient circulé, la poule aurait été tuée et consommée dès le lendemain des faits.
Un procès prévu en 2027
À l’issue de sa garde à vue, le mis en cause a été remis en liberté et convoqué devant le tribunal au début de l’année 2027.
Il devra répondre d’atteinte sexuelle sur un animal, une infraction spécifiquement prévue par l’article 521-1-1 du Code pénal.
Depuis 2021, les atteintes sexuelles commises sur un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité sont punies de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Ces peines peuvent être portées à quatre ans d’emprisonnement et 60 000 euros d’amende lorsque certaines circonstances aggravantes sont réunies.
La Ligue Des Animaux dépose plainte
Face aux faits dénoncés et aux images diffusées, La Ligue Des Animaux a décidé de déposer plainte afin de porter la voix de l’animal dans cette procédure judiciaire.
L’association sera représentée dans cette affaire par Maître Fleur Orwat, avocate au barreau de Reims, qui intervient notamment en droit pénal.
Les violences sexuelles commises sur les animaux ne peuvent être réduites à une provocation, une plaisanterie ou un simple contenu destiné aux réseaux sociaux. La loi française les reconnaît comme une infraction pénale à part entière.
Notre association suivra donc cette procédure judiciaire et sera présente pour défendre les intérêts liés à la protection animale.
Parce qu’un animal ne peut ni témoigner ni défendre lui-même ses droits devant la justice, La Ligue Des Animaux entend faire entendre sa voix.


