15 mai : célébrons la Journée mondiale des blaireaux !

Un blaireau
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Avec son masque noir et blanc, sa démarche tranquille et ses habitudes nocturnes, le blaireau est
l’un des animaux les plus emblématiques de nos campagnes… et pourtant aussi l’un des plus
méconnus. Ce 15 mai 2026, la Journée mondiale des blaireaux est l’occasion de mettre à l’honneur ce discret voisin des forêts et des haies, de mieux comprendre son rôle dans la nature et de rappeler qu’il
mérite, lui aussi, notre protection.


Un animal discret, mais passionnant
Le blaireau européen (Meles meles) est le plus grand des mustélidés présents en France. Cousin
de la loutre, de la martre ou du putois, il peut mesurer près de 90 centimètres et peser jusqu’à
une quinzaine de kilos. S’il reste rarement visible, c’est parce qu’il vit principalement la nuit. Le jour, il se repose dans un vaste terrier, appelé blaireautière, qu’il partage avec sa famille. Certains terriers sont occupés et agrandis pendant des décennies, voire davantage. Le blaireau est un animal particulièrement organisé. Il entretient soigneusement son terrier, renouvelle régulièrement sa litière et adopte un mode de vie social très structuré.


Un rôle utile dans les écosystèmes
Contrairement à de nombreuses idées reçues, le blaireau n’est ni agressif, ni nuisible.
Son alimentation se compose surtout de vers de terre, d’insectes, de fruits, de graines et de
racines. En fouissant le sol, il contribue à son aération et participe à la dispersion de certaines
graines. Sa présence témoigne souvent d’un milieu naturel encore relativement préservé.


Un animal encore victime de préjugés
Discret et paisible, le blaireau souffre pourtant d’une réputation injuste.
En France, il peut encore être chassé, notamment par la vénerie sous terre, ou « déterrage ».
Cette pratique consiste à envoyer des chiens dans les terriers, puis à creuser parfois pendant des
heures pour extraire les animaux avant de les mettre à mort.
De nombreuses associations dénoncent cette méthode, jugée particulièrement cruelle.


Pourquoi le 15 mai ?
La date du 15 mai n’a pas été choisie au hasard.
Elle correspond au début de la période complémentaire de vénerie sous terre dans plusieurs
départements français. Or, à cette période, des jeunes blaireaux peuvent encore dépendre de leur
mère.La Journée mondiale des blaireaux, lancée par l’ASPAS, vise à sensibiliser le public à cette réalité
et à encourager un changement de regard sur l’espèce.


La position de la Ligue des Animaux
À la Ligue des Animaux, nous sommes convaincus qu’un animal sauvage ne doit pas être jugé à
l’aune des clichés qui l’entourent. Le blaireau est un être sensible, doté d’une vie sociale riche et d’un rôle écologique précieux. Il mérite d’être mieux connu, mieux respecté et mieux protégé.
En cette Journée mondiale des blaireaux, prenons quelques instants pour penser à ce voisin
discret qui partage nos campagnes depuis des siècles.
Car mieux connaître les animaux, c’est souvent la première étape pour mieux les défendre